Des semelles orthopédiques et de leur utilisation

Pour_ou_contre_les_semelles_orthopédiques

...Et à quel âge commencer à en porter ?

 

En matière de semelles, pour ou contre n’est pas vraiment la question à se poser : il faut d’abord comprendre ce que sont et dans quelles situations servent concrètement celles-ci.

 

Pourquoi utiliser une semelle orthopédique 

Les semelles orthopédiques ou orthèses plantaires sont un outil et non une fin en soi. Il s’agit généralement d’un appareillage amovible, fait sur mesure par un praticien spécialisé. Ces orthèses ont trois champs d’action :
    -Corriger un déséquilibre de posture et/ou une anomalie du pied (pied creux, pied plat, jambe courte ou encore décalage du bassin)
    -Compenser et contenir des déformations (hallux-valgus ou « oignon », orteils en griffe et certaines arthroses)
    -Soulager des douleurs liées à la prise d’appui (durillon, épine calcanéenne, fracture, tendinite ou maladie de Morton.
Les pathologies listées sont les plus courantes mais cette liste n’est pas exhaustive.

 

La semelle, outil du praticien

Il existe aussi trois types répandus de semelles orthopédiques :
     -Semelle orthopédique thermoformées
     -Semelles orthopédiques par éléments
     -Semelles orthopédiques monobloc
La podologie et l’orthopédie sont des disciplines qui évoluent on peut notamment citer le développement de la technologie d’impression 3D qui pourrait dans un futur proche impacter ces milieux.
Le type de semelle dépend de la pathologie à traiter et seul un praticien est en mesure de déterminer ce qu’il convient de faire.

Jusqu’ici il n’y a pas vraiment de débat, la science existe et a fait ses preuves, maintenant et comme dans toutes les disciplines il y a des courants de pensées et donc de diagnostic. Trois professions (décidemment : une règle de 3 !) se partagent en France la réalisation des semelles orthopédiques :
     -Les pédicure-podologues
     -Les podo-orthésistes
     -Les orthopédistes-orthésistes

Ce qui différencie principalement ces trois professions sont les études/diplômes, le statut médical ou paramédical, la possibilité de prescrire et le champs d’action (pédicure-podologues et podo-orthésistes se concentrent sur les pieds tandis que les orthopédistes-orthésistes peuvent agir de la tête au pieds). Toutes ces différences sont encadrées par le Code de la Santé Publique.
Certains ostéopathes peuvent aussi présenter la compétence orthèses plantaires.

Pour savoir à qui vous devez vous adresser il convient de demander l’avis de votre généraliste, qui sera le plus à même de vous aiguiller.

 

Différentes formations pour différents points de vue

C’est donc parmi ces différents professionnels que les débats émergent. Les formations, les philosophies et la pratique influent sur l’expérience de chacun. Les deux principaux débats sont la quantité de correction que devrait apporter une semelle et l’âge à partir duquel il convient de commencer ou de cesser de porter des corrections. Nous n’avons pas la prétention de clore ces débats mais pouvons en faire un bref exposé :
La quantité de correction : généralement les personnes qui nécessitent le port d’orthèses ne le font pas pour un problème récent. Par exemple une personne avec des pieds creux les a généralement depuis de nombreuses années pendant lesquelles le corps a compensé naturellement le défaut de posture. Ainsi le port de semelles à partir de l’âge adulte ne pourra pas corriger complétement cette pathologie. Certains praticiens préfèreront alors des semelles avec peu d’éléments afin d’exercer une action de soulagement ciblé là où d’autres produiront des semelles plus chargées en éléments correctifs en vue d’une action plus globale. Il existe des résultats favorables aux deux pratiques.

 

A partir de quel âge porter des semelles orthopédiques ?

Une autre grande question tourne autour de l’âge à partir duquel il peut être recommandé d’initier le port de semelles correctives. En effet, il peut paraître logique de se dire qu’au plus tôt une pathologie sera prise en charge au plus tôt elle sera corrigée ou du moins contenue. Une chose est certaine : le seul moyen de savoir est de consulter. Certaines pathologies nécessitent un encadrement technique, d’autres peuvent se résorber naturellement lors de la croissance, il tient à votre praticien de vous faire part de son expérience et des différentes options à disposition. Le port d’orthèses par les enfants est décrié par certains car onéreux et « artificiel », d’autres spécialistes lient les semelles à la résolution d’autres problématiques (par exemple un enfant qui a un problème de posture dépensera de l’énergie pour compenser lors de la croissance, énergie qui ne profitera pas à une autre partie de son développement et pourra entrainer d’autres problèmes comme par exemple la dyslexie). Il en va de même pour les personnes âgées pour qui le port de correction peut entrainer parfois un inconfort et une consommation d’énergie non-indispensable.

 

Chaque cas nécessite une réponse personnalisée

Il n’existe pour le moment pas de réponse définitives à ces questions, il convient de se renseigner et de prendre de l’information sur les praticiens à qui vous confiez vos pieds ou ceux de vos proches et peut-être de comparer différents avis. Une chose est sûre : si vous avez des semelles orthopédiques ou des pieds extraordinaires, les souliers Karl&Max sont faits pour vous !

Bien évidemment la liste des débats et interrogations est longue, et nous ne saurions prendre partie. Si vous souhaiter des informations autour de ces questions nous vous invitons à vous rapprochez d’organismes de formation, de syndicats ou de nous écrire afin de nous donner des pistes pour de futurs articles !
 


En savoir plus sur les semelles orthopédiques

Maxime Millet